Focus sur : Ah Ouh Puc

November 15, 2018

Le puc en chiffres :

 

Ah Ouh PUC, créé en 2006 de l’intégration des Invalides (fondés en 1992) dans le Paris Université Club. « Devenus donc section d'Ultimate du P.U.C., les Invalids ont dû changer de nom à cause de la présence d'une section "Handisport" dans les activités du P.U.C. Comme il est facile de le comprendre, "P.U.C. Invalids" et "P.U.C. Handisport" ne pouvaient cohabiter. Les Invalids ont choisi alors de se rebaptiser "Ah Ouh Puc", petit clin d'oeil humoristique, puisque c'est le nom que portait le diable chez les Mayas. » 

Infodisque N°222

 

 

 

Au moment de l’intégration, les objectifs étaient « de prendre le relais des Invalids en N2, créer une équipe féminine et une deuxième équipe "extérieure" ». Mais surtout de bénéficier des 9000 adhérents du PUC pour élargir la notoriété de l’Ultimate et des sports de frisbee.

 

 

L’Ultimate dans la région parisienne :

 

Après le long règne d’Ultimate Vibration, l’ultimate en Île de France est, désormais, très largement dominé par Iznogood. Les équipes phares de Noisy-le-Sec (YAKA, Iznogood, BDM et Izaka) cumulent les internationaux, les titres et les performances y compris internationales. Derrière le vizir, les noms qui viennent sont ceux de Friselis (Versailles) et du Sun (Créteil) avec leurs titres respectifs de champions d’Europe mixte et qui brillent régulièrement dans le championnat fédéral. C’est donc dans un troisième chapeau que l’on retrouve les deux grands clubs intra-muros de Paris : Ah Ouh Puc et son rival de l’autre rive Révolution’Air. Viennent ensuite de nombreuses autres équipes dont Phoenix et Friz’Toi, mais aussi désormais Ultimate Vibration, Le Hot (plus vieux club Français), UPA, Disclexiques, Frog, Synoptic, Zerogênes etc.

 

Ah Ouh Puc 2008-2014 : Le grand gâchis.

 

Exister et se forger une identité club, c'est compliqué en région parisienne, cet espace propice aux changements de clubs, aux sportifs de passage et à la consommation sportive de masse. Premier club français à avoir dépassé la barre symbolique des 100 licenciés il y a une dizaine d’années, Ah Ouh Puc n’arrivait pas à aboutir à une équipe avec un niveau de jeu satisfaisant, la faute à de nombreux facteurs propres à la région parisienne et cités plus haut. Pourtant en 2009, personne en D1 n’ayant rempli le dossier en mixte (non motivés ou mal informés), c’est bien Ah Ouh Puc, champion de D2, qui part jouer le championnat du monde des clubs à Prague pour la France. Solide 25/40, la performance de l’équipe est bonne et se place devant Guayota, Heidees ou encore Freespeed. 


Dans la foulée de cette vraie performance, les équipes du Puc déçoivent en France et descendent en D2 Open et Mixte dans ce qui sera appelé par leurs rivaux le « plus gros gâchis de l’ultimate français ». En 2011, le Puc signe pourtant une superbe saison : 6éme chez les filles, il réalise un doublé Mixte-Open en D2 avec une seule défaite dans la saison (et la finale Mixte non jouée à cause de la météo). 2012 est un nouvel échec pour le mixte, dernier, alors que l’open termine 8éme en 2012, place confirmée l’année suivante avec une belle 7éme place. Pourtant en 2014 la série s’interrompt pour le Puc, 11éme et avant-dernier de D1 qui descend en D2 et rejoint son équipe 2, tout juste promue. 

 

Ah Ouh Puc 2015-2018 : Stabilité et succès.

 

Pour se donner les moyens de ses ambitions, le Puc confie alors à Haude Hermand, joueuse cadre de l’équipe de France mixte, les entraînements de l’équipe Féminine et Mixte. Pour l'Open, c’est Franck Benghanem, alors coach de l’équipe de France Open Beach, qui devra s’en occuper. À la fin de la saison, le coaching de Haude paye immédiatement avec un podium féminin et une 7éme place mixte. Pour Franck, c'est plus compliqué avec deux équipes en D2, les deux collectifs terminant 5èmes des deux groupes de 6 et se retrouvent en poule basse. Si l’équipe 1 se maintient en passant par de douloureux barrages, elle n’arrive pas à s’éviter l’humiliation de la défaite contre l’équipe 2 14-12, qui ne lui servira pourtant pas et descendra en D3. 

 

 


L’heure est alors à la stabilisation de l’effectif. Choix lent de formation, mais payant !
3ème Féminin de nouveau, 8ème en Mixte et 5ème de D2 Open en 2016.
3ème Féminin (encore !), 7ème en Mixte et 2ème de D2 Open en 2017.
3ème Féminin (4 de suite !), 6ème en Mixte et 8ème de D1 Open en 2018.
Les équipes Féminine et Mixte profitent de leurs bons résultats pour participer 3 fois de suite aux EUCR (tour de qualification du championnat d’Europe) et se qualifient en 2016 pour la phase finale à Francfort où elles termineront 12ème et dernier, malgré quelques renforts de qualité.

 

Ah Ouh Puc 2019 : une ambition capitale

 

Alors qu’il était au plus fort, surfant sur sa nouvelle régularité, le club a vu ses principaux concurrents souffrir récemment : Friselis décevant 7ème en Open, Sun 10ème et relégué en seconde division (Open et Mixte) puis Révo relégué en D3 Open et D2 Mixte. 

 

Autour ce n’est pas mieux car ni Tsunami, ni ZéroGêne, ni Ultimate Vibration ou Friz’Toi n’ont réussi à se sortir d’une D2 très parisienne.
Autre bonne nouvelle pour le club : terminé le simple créneau d’entraînement saturé de joueurs, désormais le club dispose de créneaux les lundis et mardis de 20h30 à 22h45 (Stade Charléty) et les jeudis de 20h30 à 23h00 (Stade Ouest CIUP, Cité U). 


Séduisant et en bonne santé, le club attire désormais des joueurs de classe avec les recrutements des internationaux Français Edwin Grappin (ex-Friselis), Guillaume Espitia (Moby, ex-Tchac) ou encore Ludovic Taveau (vice-champion du monde Open Beach 2004 et Master Open Beach en 2017). 
Moins connus, mais séduisants également sur le papier, Zacharie Ales (ex-UV), Anatolii Kostrygin, Clément Giffard et Paulin Huger (ex-Friselis), Scott Graber (USA). Recrutement dont bénéficie également la partie féminine du club avec Elisa Bruni (ex-Bologne), nouvelle internationale française.


L’équipe est désormais plus armée que jamais pour se stabiliser et les nouveaux objectifs annoncés par Luc Fabre le Président : 
« Obtenir les meilleurs résultats possibles en championnats : 3ème de N1 pour l’équipe féminine, 6ème de N1 en Coed et 8ème de N1 en Open en 2018. Et former une trentaine de nouveaux joueurs tous les ans, construire un groupe structuré sportivement, par la définition de tactiques communes à l’ensemble des équipes, et soudé socialement grâce à l’organisation de nombreux événements festifs dans l’année. ».
Pour le coach, le top 5 des équipes Française est clairement visé cette année.


En attendant, les objectifs de la création du club en 2006 sont eux, tous remplis et le jeu produit lors du dernier PTDR était bien séduisant....

 

 

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