L'ultimate européen de Royan à Portimão.

May 14, 2019

Dans un but de lisibilité, les équipes non-européennes et Currier Island ont été retirés des classements afin de pouvoir établir un classement plus simple et comparer plus facilement les performances des équipes nationales entre les mondiaux beach de Royan et l'euro beach de Portimão.

 

Open :

Dans la division open, le nombre d'équipe a diminué : exit la France, la Suisse, les Pays-Bas et l'Estonie (seul l'Estonie n'ira pas à Györ pour l'euro sur herbe) alors que le Portugal, en bon pays organisateur, présentait son équipe. La division n'a connu aucun boulversement majeur en dehors de la forte progression de la Pologne et de la baisse de niveau de l'Irlande, victime de la Pologne en quart.

 

Pologne : Avec 8 joueurs en commun, l'équipe polonaise avait décidé de repartir avec une équipe proche de celle de Royan, qui se voulait ambitieuse mais n'avait pas réussit à jouer ensemble. Plus de cohésion dans l'équipe cette année et surtout un effectif plus dense grace à l'entrée de Lukasz Dobranowski (privé de Royan car préparait les world games) et Zajac Krysztof (Zawierucha and Mojra) blessé au genou à Royan et qui avec ses 20 points marqué a confirmé pourquoi il avait tant manqué à Royan.

 

Grande Bretagne : Vice-championne du monde en 2015 et 2017, la Grande Bretagne jouait la continuité. Sur de sa force, le groupe n'a fait que deux changements : Jaimie Cross et Magnus Wilson quittent le groupe, remplacés par Freeman James et Robbie Haines. Sur les 11 joueurs restants, rien de particulier, le jeu étant toujours très axés sur 4 joueurs : Justin Foord, Ashley Yeo, Tom Abrams et Thomas Cartwright, l'équipe à fournie une performance dans la lignée de ce qu'elle avait produit précédement avec comme seul changement notable, la forte progression du rendement offensif de James Mead. Au final, seul l'Espagne aura tenu un peu le score contre eux lors des deux défaites 12-10, mais donner le sentiment de pouvoir passer devant.

 

Russie : Barrée en quart à Royan par un universe épique contre la France, la Russie a décidé de revoir son effectif. 8 joueurs remplacés par 9 dans le groupe pour recentrer le jeu autour de 7 joueurs : Egor Naumov, Mikhail Khudobin, Anton Butikov, Alexander Petrenko, Vladimir Kochlin et Ilya Dannenberg. C'est à eux que le jeu offensif a été confié pendant que les nouveaux joueurs étaient plus utilisés dans un rôle défensif et de rotation. Clairement, ça a payé.

 

Espagne : Avec Royan et le championnat d'Europe des clubs où Fendisc Santander (second avec Unai Alastuey, Juan Carlos Fernandez, Diego Lorenzo, Pablo Naya, San José Ruben et Pedro Vazquez) (Santander) et Murciélagos Valence (3éme avec Sergio Diaz Puerta) ont brillé, l'Espagne était sûr de sa force. Avec seulement 4 changements dans la liste, l'Espagne a décidé de faire confiance à son groupe et a réalisé un superbe euro. La seconde place était possible, mais le groupe paye cher la défaite en poule contre la Pologne qui l'envoie en demi contre la Grande Bretagne.

 

Women :

Dans la division féminine, c'est l'hécatombe. La division perd 5 de ses 11 équipes, et le pays organisateur n'a pas les moyens de présenter la sienne. Au final, les équipes les plus ambitieuses sont toutes revenues, ce qui n'a pas trop nuis au spectacle et assuré des belles rencontres. La bonne surprise de la division vient de la performance de la Lettonie, alors que la Grande Bretagne à, logiquement, déçue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grande Bretagne : Comment une équipe si forte a Royan a pu décevoir autant ? C'est facile : aucune joueuse du groupe précédant n'a souhaité enchaîner après le mondial des clubs, et c'est donc un nouveau groupe inexpérimenté qui s'est rendu sans joueurs d'expérience à l'euro. On espère au moins en revoir quelques-unes lors des prochains grands événements, sinon cela n'aura servi à rien.

 

Lettonie : Avec 9 joueuses issues de Salaspils sur les 13 du groupe, et avec 7 joueuses en commun par rapport à Royan, la Lettonie a tiré profit de ses automatismes ! Si le groupe à déploré le départ de Sabine Smite (29 points et 11 assists à Royan) retirée de l'ultimate en ce moment, Santa Sinica (indisponible pour Royan) et Liga Natina l'ont très largement remplacé. Finalement, le groupe a profité du faible nombre d'adversaires pour s'en sortir avec un effectif peu nombreux, mais talentueux, et s'offrir une médaille historique, scalpant au passage la Russie en poule.

 

Russie : Comment rebondir quand on est champion du monde ? La Russie à fait le choix de tout reconstuire dans son effectif : on reconstruit autour de 5 joueuses : Olga Podolskaia, Akramova Yuliya, Alisa Tizik (Eurostar), Anastasiia Kochenova, Inga Sulimova, on garde un coéquipier modéle : Ksenia Yasalova et on change le reste !
Si avec Elizaveta Voronkova, le groupe perd une superbe joueuse, les autres ne sont pas perdues pour tout le monde et Aleksandra Pustovaia, Dina Dumanskaia (eurostar) et Margarita Parshukova sont échangées avec l'équipe mixte contre que Daria Salnikova, Anna Stukalina et Alena Vinogradova.
Il y a eu une première alerte d'entrée avec la défaite lors du premier match 9-8 contre l'Espagne puis une autre contre la Lettonie (même score)... Mais dans une formule avec 6 équipes authorisées à aller plus loin, aucun danger avant la demi-finale...

 

Espagne : Dans cette équipe dont la qualité de jeu avait tellement fait parler à Royan, peu de retouche : 9 joueuses en commun. On notera juste le remplacement d'Aida Trevino dans le 5 majeurs, remplacé par Andrea Carretero, mais les autres (Luci Otal Ordas, Aina Pérez, Marta Mampel et Isabel Gutierrez) ont continué à impressionner, mais payent un jeu très physique et un manque d'efficacité en finale et est privé d'un titre de champion d'europe qui aurait été tellement mérité (mais gagné en master women).

 

La spécialité européenne reste la division la plus attractive ! Si l'Irlande et la Turquie n'ont pu revenir, la Slovaquie et le Luxembourg les ont remplacés. On notera une nouvelle fois la progression de l'Espagne et la Pologne et la chute de la Suisse. Au final, ici non-plus il n'y a pas eu de grands bouleversements. 
 

Suisse : Du nouveau pour la Suisse, aucun joueur en commun avec le groupe de Royan dont 5 joueurs en open 3 joueuses women joueront à Gyor. Jamais vraiment hors du coup (sauf contre l'Ukraine et l'Espagne), l'équipe à dans un premier temps mal géré ses débuts de matchs puis en fin de compétition mal géré ses fin de matchs et se retrouve loin, payant chèrement un manque d'expérience et de vie de groupe.

 

Pologne : Pas de world games à préparer pour la Pologne cette année, et revoilà l'équipe ambitieuse : 4 joueurs de conservé, et on change tout le reste !Parmi les recrues : Michal Rudy (23 points 20 assists, joueur de KosmoDisk), Paulina Dul, Lukasz Tobiasiewicz (Fire of London), Piotr Latoszewski (Mjah et Mojra). Avec une équipe plus dense et plus équilibrée physiquement, le quart était possible, et il aura fallu un grand Joram Mossink (Pays-Bas) pour priver l'équipe du top 8.

 

Russie : Sans Isaiah Masek-Kelly son guest Canadien (29 points / 29 assists à Royan), l'équipe s'est fortement recomposée. Seulement 5 joueurs sont restés : Anatolii Vasiliev, Aleksandr Rudometkin, Aleksandra Pustovaia, Dina Dumanskaia (eurostar) et Margarita Parshukova. 3 Joueuses on été échangé avec 3 autres de l'équipe women. Beaucoup de changements, mais aucun match difficile à gérer pour le groupe en dehors de la France et l'Espagne, battus de 2 points grâce, justement, aux cinq anciens du groupe. Au final la Russie s'est montrée vraiment au-dessus du lot et n'a pas laissé respirer l'Allemagne et la Grande-Bretagne à la fin du tournoi, montrant qu'elle n'a vraiment pas besoin de guest pour briller.

 

Allemagne : Partis avec une colonie de 19 joueurs, l'équipe a conservé 9 joueurs de Royan dont Robert Schumacher (ex-Clapaham). Du groupe médaillé de bronze, il n'y a que 2 pertes majeures : Anika Prien (37 goals, 13 assists soit 35% des points de l'équipe) et Valérie Moller 29 points.Pour les remplacer, c'est dans l'équipe féminine de Royan que le mixte est allé recruter avec : Levke Walczak, Svenja Pruns et Melina Koschnitzki, et a intégré le très efficace Malte Meistering, non retenu pour Royan à cause du cap de 15 joueurs. Rapidement au-dessus, l'Allemagne à marché sur l'eau, ne trébuchant que contre la Russie en poule, et arrive logiquement en finale. Mais voilà, on retiendra surtout la finale ou l'équipe à disparu à la fin de la première mi-temps et s'est fait corriger 7-0 en seconde sans jamais réagir.

 

Grande Bretagne : Gros paradoxe pour les Britanniques qui ont réussit à faire aussi bien qu'à Royan sans expérience, la médaille en bonus ! Ici, comme en women, le mondial des clubs et une volonté de rotation à fait un filtre et aucun des joueurs de Royan n'est resté dans l'équipe. Pourtant, si l'équipe démarre doucement avec une victoire poussive contre les Pays-Bas et une défaite contre la France, le groupe gagne des matchs clé contre le Portugal (2 victoires) et la France, toutes décidés en fin de match. Les joueurs qui ne sont pas revenus dans l'équipe ont sans doute pris un gros risque pour leur carrière internationale, car la Grande-Bretagne montre une belle réserve !

 

Portugal : 4éme mondial en 2011 et 2015, le Portugal devait digérer une 8éme place un peu décevante à Royan. Le challenge était de reconstruire un groupe et rester compétitif (dur quand on a moins de 200 licencié). Si Davi Pimenta (parti faire capitaine de l'open) et Joao Lopes (en Asie) quittaient le groupe, de solides éléments restaient dans l'équipe qui allait se reconstruire autour d'eux : Ricardo Patrao, Ines Bringel, Sébastien Lacroix et Pedro Vargas. Sans doute bien préparés, les portugais se montrent rapidement au-dessus des Tchèques et de la Belgique, résistent à la Grande Bretagne et la Russie et dominent plutôt facilement Français et Suédois. Au final, l'équipe aura réalisé (en dehors de son match contre l'Allemagne) un parcours très propre qui confirme son rang, et laisse admiratif.

 

France : Après un changement de staff qui à également provoqué le départ du capitaine (Eric Maniez et Gaël Ancelin encadrent désormais les U24 Mixte), l'équipe de Royan a été fortement re-Maniez (désolé). 4 joueurs sont restés dans le groupe : Alexia Chassigneux, Romain Chemineau, Renaud Moirier et Marion Senjean.

Si Steven Cochener était parti jouer master, Sullivan Roblet et Quentin Roger ont eux profité de l'absence d'équipe open pour intégrer la liste suivi.

Avec 18 joueurs, l'équipe présentait des profils différents mais plutôt inexpérimentés, car plus de la moitié de l'équipe fêtait sa première sélection sur un tournoi majeur international beach. Pourtant, l'équipe est vite dans le coup et s'offre l'Espagne et la Grande-Bretagne dans les premiers matchs ! C'est en poule haute que le tournoi se corse et l'enchaînement des matchs compliqués fait mal avec deux lourdes défaites contre le Portugal et L'Allemagne qui condamnent le groupe à un pré-quart gagné, mais qui fatigue le groupe. La Grande-Bretagne, puis l'Espagne en profitent et l'équipe termine à une décevante 7éme place alors que le podium semblait jouable.

 

 

 

 

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