Interview – Disc In Camp
- il y a 19 heures
- 3 min de lecture
Après plusieurs années, Guillaume "Moby" Espitia passe la main et transmet le célèbre Disc In camp à une nouvelle équipe. Les camps avaient une excellente réputation en Europe et on vu passer le gratin des joueurs européens. Ils quittent désormais la France pour l'Allemagne, Duisbourg du 12 au 18 Juillet.
Le nouveau camp sera ouvert à 120 personnes, et se clôturera par un tournoi mixte élite ratio ABBA approuvé EUCS. La meilleure personne pour en parler était le père du tournoi, Guillaume, qui répond nos questions.
Combien de temps as-tu organisé les Disc In Camp ? Et combien d’éditions au total ?
J’ai organisé les Disc In Camp pendant cinq ans. Le projet est né pendant la période du Covid, à un moment où j’ai ressenti le besoin de créer quelque chose de positif pour rassembler les jeunes joueurs européens.
Au total, cela représente cinq éditions, plus de 600 joueurs accueillis et 43 nationalités représentées. C’est une aventure humaine et sportive dont je suis très fier.
Depuis quand ne t’en occupes-tu plus et qui a pris le relais ?
Aujourd’hui, le relais est assuré par l’équipe de l’association Chimera, qui partage des valeurs très proches de celles de Disc In, ainsi que par Max en Allemagne.
Ils ont tous participé au camp en tant que joueurs et/ou entraîneurs, donc ils connaissent parfaitement l’esprit du projet. Ils sont animés par la même volonté de transmission et de développement de notre sport. Je suis totalement confiant pour la suite.
Que signifie pour le camp la validation “EUCS Approved” et quel est l’intérêt ? Est-ce que les joueurs du camp joueront ?
La validation “EUCS Approved” signifie que la compétition organisée à la fin du camp permettra aux équipes engagées dans le circuit de qualification aux EUCF de gagner des points officiels.
C’est une vraie valeur ajoutée :
Les équipes peuvent disputer un tournoi d’un excellent niveau.
Les campeurs bénéficient d’une opposition de grande qualité.
Le tout dans un cadre accessible et sur un site reconnu pour ses conditions de jeu.
Oui, les joueurs du camp joueront également : cela crée un lien direct entre formation, performance et expérience compétitive.
Quels sont les meilleurs joueurs français et étrangers passés par le camp ? Et quels coachs sont venus ?
Il y en a eu énormément, ce qui montre la richesse du projet. Parmi les joueurs les plus marquants : Tobe Decreane, Arvids, Eva et Lison Bornot, Kristýna Tlustá, Elliot Bonnet… et beaucoup d’autres talents incroyables.
Côté coachs, nous avons eu la chance d’accueillir notamment : Davide Morri, Rowan McDonnell, Valeria Cardenas et Connor McHale.
Mais au-delà des noms, je retiens surtout l’engagement de toutes ces personnes qui ont donné de leur temps pour transmettre leur passion et faire grandir les jeunes joueurs.

Es-tu satisfait de ce que tu as accompli ? As-tu de nouveaux projets ?
Oui, sincèrement. Je suis fier d’avoir contribué à créer davantage de liens dans notre communauté, particulièrement dans le contexte actuel.
Quand on apprend à connaître ses adversaires en dehors du terrain, l’ambiance change : on joue mieux, on échange davantage, et le sport devient encore plus riche humainement.
Personnellement, j’ai envie de continuer à transmettre. Mon objectif est d’utiliser cette expérience pour entraîner une équipe de France, junior ou senior.
Les World Games ont ravivé un rêve que je porte depuis longtemps.
Je souhaite aussi développer davantage les camps d’entraînement juniors, avec une vraie ouverture internationale.
Penses-tu que le déménagement du camp en Allemagne va changer le profil des joueurs présents ? Moins de Français et d’Italiens, mais plus de pays nordiques et d’Europe centrale ?
Les Disc In Camp seront forcément un peu différents. Peut-être légèrement moins massifs au début, mais cela peut justement créer une nouvelle dynamique entre les campeurs.
L’idée de faire tourner le pays d’organisation chaque année est forte : cela permet d’élargir notre communauté et d’inclure de nouveaux publics.
Oui, les profils évolueront, et je pense que c’est une bonne chose.

L'équipe Disc In Camp 2024 avant de jouer France Mixte © Quentin Dupré la Tour





















Commentaires