WJUC 2026 : Bilan division open
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Avec 19 équipes engagées — la division la plus fournie du tournoi —, la catégorie Open présentait un tableau particulièrement relevé, malgré les absences de nations fortes comme la Pologne, la Slovénie, la Suisse, l’Inde, les Philippines, la Chine ou l’Australie. La formule différait des autres divisions, avec une première phase de poules suivie d’une Power Pool, puis d'un tableau final à élimination directe.
Première phase : Logique respectée, à une exception près
Cette première étape n'a réservé que peu de surprises par rapport aux têtes de série, en dehors de la victoire de la Belgique (rank 7) face à l'Italie (rank 2) — sans conséquence pour la qualification italienne. En revanche, dans la même poule, le vrai coup de tonnerre vient de la victoire surprise d'Israël contre la Grande-Bretagne (13-6), qui envoie les Britanniques en poule basse et les élimine définitivement de la course au Top 8 et souligne le déclassement continue des Britanniques au niveau junior.
Power Pool : Une bataille athlétique d'un niveau extrême
La seconde phase de poule a donné lieu à des affrontements physiques intenses pour décrocher les quatre places qualificatives en quarts de finale par poule (en conservant les résultats du premier tour).
Poule A : Le Canada prend le dessus sur les États-Unis et s'empare de la première place. Derrière, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République tchèque se retrouvent dans une triangulaire défavorable aux Européens.
Poule B : Une triangulaire 100 % européenne s'installe au sommet entre l'Italie, la Belgique et la France. L'Italie remet les pendules à l'heure à son avantage en battant la France (11-8). Les Français se font très peur face à Israël (12-11), pourtant dernier du groupe et dans une autre triangulaire avec la Colombie et l'Allemagne, qui envoie finalement les Allemands en quart de finale.
Phase finale : Tir groupé hors d'Europe
En quarts de finale, les quatre équipes européennes prennent la porte. Le Canada confirme sa montée en puissance et s'impose en finale face aux États-Unis, réitérant sa performance de la Power Pool. Le Japon s'adjuge la médaille de bronze au détriment de la Nouvelle-Zélande.
Côté européen, la Belgique accroche une belle 5e place devant l'Italie, l’Allemagne et la France. Les Bleus, qui avaient pourtant battu l'Allemagne 10-5 en phase précédente, se font renverser lors du match de classement après avoir mené de 3 points. Pas de surprise notable sur le reste du tableau.
Spirit & Performances individuelles
Au classement du Spirit, l'Afrique du Sud et le Japon décrochent les deux meilleures moyennes, toutes divisions confondues. À l'inverse, Israël hérite de la note la plus basse du tournoi avec une moyenne globale de 7.9/20, plombée par un très faible 1.3/5 en Connaissance des règles et en Honnêteté.
Individuellement, les leaders de la division :
Meilleurs passeurs : Le Néo-Zélandais James Bowen domine le classement avec 34 passes décisives, suivi de près par l'Italien Niccolò Pivi (32 passes). Le premier Français, Marin Perez, s'illustre à la 4e place (27 passes).
Meilleurs marqueurs : Le Colombien Juan Jose Ochoa Chaverra et le Japonais Sohei Udo se partagent la première place avec 22 points. Baptiste Lebon est le premier tricolore à la 10e place (15 points).
La France en Bref
Historique : 3e en 2018, 2e en 2022 et 2024 aux 3 derniers mondiaux, 3e au Championnat d’Europe en 2025.
Attendue dans le Top 8 face aux cadors habituels (USA, Canada, Italie, Allemagne, Belgique, Nouvelle-Zélande, Colombie), la France a répondu présente dans ce groupe de tête, bousculée par un Japon étincelant et une Colombie en retrait.
Dans ces confrontations à fort enjeu, le bilan tricolore est contrasté :
4 motifs de satisfaction : Les victoires contre la Colombie (13-9), l'Allemagne (10-5) et la Belgique (13-12), ainsi qu'un match accroché face aux USA (défaite 13-11).
4 déceptions : Une victoire poussive contre Israël (12-11), deux revers face à l'Italie (11-8 et 13-8) et le match retour manqué contre l'Allemagne (12-11).
L'équipe de France termine à la 8e place. Un résultat frustrant pour un collectif qui méritait probablement la 7e position, mais difficilement plus haut au vu de la concurrence. Après trois podiums mondiaux consécutifs, ce retour dans le rang laisse un goût amer.






















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