Focus sur : Friselis

November 22, 2018

1986- 2001 : Un castor Bâtisseur

 

En 1986, un petit groupe d’élèves-instituteurs de l’École Normale d’Instituteurs de Versailles créé un club d'ultimate : les Castors. C'est l'un des 6 premiers clubs français avec Comètes Soisy, Sun Créteil, Hot Paris, Daltons Couilly et Astronef Strasbourg.

Dès la première année, le club marque l'histoire de l'Ultimate français en organisant la première coupe de France. L'année suivante, deux joueurs font sécession pour aller monter leur propre club : Iznogood., en 1989 ;d'autres font de même avec Flep Intox.

 

Entre temps, en 1988, les Castors ont changé de nom pour devenir les Friselis, un léger frémissement d'air et ils représentent 20 des 101 licenciés de la jeune FFDF en 1989.

En 1990, tassement au niveau des licenciés, Friselis n'en compte plus que 10, mais corrige le tir l'année suivante en devenant le club français le plus fourni, place qu'il occupera de 1991 à 2005 quand les Monkey de Grenoble passeront la barre des 60.

 

En 1992, Friselis monte sa section jeune pour les 10-11 ans.

Toujours en 1992, nouveau club créé par des Friselis à Sèvres (Ultimatum), en 1993 c'est à Brive la Gaillarde (Tourtous), en 1997 Friselis s'implique dans le déménagement du Hot à la Celle Saint-Cloud, en 1998 nouveau club créé à Plaisir (Zérogênes), en 2001 c'est à Guyancourt (Frisbeaver).... Au final, en 15 ans, le club se sera impliqué directement dans la création et le développement de 7 autres clubs, aidant fortement au lancement de l'ultimate français et aidant la FFDF à passer de 114 à 577 licenciés.

 

2001 à 2012 : construction d'un palmarès

 

Avec ses premiers juniors en équipe de France en 2001 et sa douzaine d'internationaux français lors de l'Euro de Fontenay-le-Comte 2003, Friselis entre dans le troisième millénaire avec une équipe compétitive. Si la domination absolue du championnat français par UV est brisée par Iznogood en 2003 et 2006 en outdoor, et par Flying Carpet (Pontarlier) en 2004 en indoor, Friselis va tout de même se chercher en 2004 un titre aux Pays-Bas où l’équipe remporte un championnat open alors ouvert aux équipes étrangères.

 

 

 

Toujours pas maître à la maison, Friselis est vice-champion de France mixte quand il part à Rostock en Allemagne pour participer au championnat d'Europe des clubs, sans le champion de France BDM, mais avec de grosses pointures comme (déjà) Colorado Karlsruhe, JetSet Louvain, KFK Copenhague, Guayota Tenerife et des équipes qui ont depuis disparu de la scène européenne comme les finalistes finlandais UFO de Tampere.

La sensation est énorme, Friselis ramène le premier titre français de champion d'Europe d'ultimate après une finale remportée 21-20 à l'universe et une deuxième place à l'esprit du jeu (sur 16 équipes).

 

Dès lors, Friselis gagne en ambition et remporte ses premiers titres : indoor en 2006 et women en 2008. Pourtant, l'heure de Friselis n'est pas encore arrivée, car deux clubs commencent la domination du championnat de France : Jack'Suns en open et Iznogood en mixte et women. Proposant du beau jeu, écrasant avec UV, Iznogood, et Jack's Suns les championnats mixte, open et women, Friselis s'impose comme un modèle de jeu propre et respectueux et remporte naturellement plusieurs fois l'esprit du jeu entre 2008 et 2011, dont 4 fois dans l'élite avec 4 équipes différentes (mixte, women, open 1 et 2). La formation versaillaise est riche et fournit abondamment les rangs des équipes de France.

 

Mais le fameux titre en outdoor open manque toujours au palmarès de Friselis, alors que tant d’espoirs ont été placés dans la jeune génération des années 2000 (composée notamment d’Hubert Thierriot, Augustin Scala, Thibault Hurel, Maxime Garros, Sylvain Durand, encadrés par les moins jeunes Stephen Lamart, Samuel Coruble, Grégory Verzeaux)qui peine finalement à s’imposer au plus au niveau.

En 2011, Friselis termine à égalité pour le titre de champion de France open, mais Ultimate Vibration valorise sa victoire en finale lors de la dernière phase 14-13 qui compte plus en cas d'égalité et remporte ce qui reste encore son dernier titre de champion. Cette même année, la sensation vient d'une équipe de gamins : Tchac, qui terminent 7e de première division.

2012 est transitoire pour l'ultimate français : Iznogood (5e + champion women) est en train de se construire un nouvel effectif, Jack's Suns (second) commence à voir ses joueurs partir pour Tchac (3e) et UV (4e) commence à vieillir et perd progressivement son niveau. Un seul club tient son rang: Friselis !

Sans rival à son niveau, Friselis se rassasie enfin de titres : champion open (invaincu) et mixte (invaincu également) plus une seconde place pour les féminines. Friselis s'impose comme le meilleur club de France cette année-là et règne ainsi sans partage. On se dit alors qu’enfin, c’est l’avènement de la cette jeune génération si prometteuse, et qu’il s’agit du début d’un règne, mais non ! Le règne sera furtif.

 

2013 – 2018 : Un grand club français

 

En 2013, les filles terminent de nouveau seconds. En indoor, les garçons terminent seconds étalements, s'inclinant 11-7 pour le tout premier titre de champion de Tchac. Avec un effectif aussi en forme, Friselis conserve son titre de champion de France mixte, contrairement à ce qu'indique le site fédéral qui donne Moustix champion. Tous les regards se tournent vers l'outdoor pour voir si les nouveaux effectifs de Tchac et Izno pourront bloquer Friselis.

 

La première phase est une alerte, Friselis doit jouer l'universe contre UV et Tchac pour remporter le premier round.

La seconde phase est plus maîtrisée, mais Tchac l'emporte contre Friselis en finale. Tout se joue lors de la dernière phase, dans ce qui reste la lutte pour le titre la plus équilibrée de l'histoire de la D1 open à 12 équipes. En demi-finale, Iznogood vient à bout de Tchac, un résultat inattendu. La deuxième demi-finale, qui oppose Friselis à UV n’est pas encore terminée. À ce moment, il suffit donc à Friselis de battre la Vibe pour s’adjuger le titre (à la faveur d’un format de tournoi bien complexe…). Friselis a le disque en main pour conclure, mais drop en zone. UV récupère et l’emporte. En finale, Iznogood s’impose et remporte la phase. Le titre se joue ainsi lors du match pour la troisième place entre Friselis et Tchac. Tchac mène toute la partie et conclut par une victoire 14-10.

 

2014 est une année particulière : c'est une année de championnat du monde des clubs.

Transition dans l'équipe féminine qui se reconstruit et termine loin du podium, en open le SUN prive Friselis d'un podium et en mixte BDM avec un roster de championnat du monde prive Friselis d'un troisième titre en étant couronné avant la finale de la seconde phase. Au final, le mondial, objectif de l'année, est un échec sportif et le club versaillais paie son manque de préparation et termine à la 46e place sur 48.

 

 

Depuis, le club enchaîne les places d'honneur dans le championnat, naviguant entre la 4e et 7e place oopen, 5 et 8 en mixte et 6e équipe féminine. À l'international, le club est devenu un bon représentant français lors des plus gros tournois européens (Tom's Tourney et Windmill). Enfin sur le plan national, il est régulièrement considéré comme le rival le plus crédible de Tchac et Iznogood, mais n'arrive pas a confirmer les attentes des autres malgré un effectif fourni et de qualité. Plus récemment, son statut de rival s'est vu fragilisé par l'émergence de Raging Bananas ou Sesquidistus.

 

2018 : Le retour du roi ?

 

Encore cette année les équipes seront de nouveau encadrées par des joueurs formés au club.

En open, l'entraîneur de l'équipe de France open, Jean-Sébastien Guillou licencié Friselis depuis 2000, s'occupe du groupe, entouré de Martin Tardy, Mathieu Le Pommellet, Thomas Catonnet et Augustin Scala. Après un différent sportif, trois joueurs sont partis jouer au PUC (cf. Focus précédent). D’autres sont partis à l’étranger pour des raisons personnelles ou professionnelles (Krampouz, Félix, Johann). Pour autant, le groupe ne semble pas vraiment affaibli, les partants ayant été remplacés par Benoît René (Tsunami), Chris Redd (Devon, GB), Nicolas Clochette (Friz'Toi) et Florian Rousseau (Hot) tout en intégrant Teddy Marin dans le groupe 1. Fidèle à sa réputation de club formateur, l’équipe 1 intègre également trois nouveaux jeunes. La troisième place manquée de l'année dernière pourrait rester un objectif légitime pour une équipe qui avait enchaîné les défaites en fin de saison passée (Sesquidistus, Raging Bananas et Discobols) avant de stopper l’hémorragie face au PUC pour finir à une décevante 7e place.

 

Chez les filles, le groupe toujours dirigé par Virginie Lahaye est en forme ! L'arrivée dans le coaching de Marion Tonnaire arrive à point, puisque l'équipe va disposer de nouvelles armes : 10 joueuses ont rejoint le club cette année !

Parmi elles, Camille Sigoillot (BTR), Laura Montana (Tsunami), Stéphanie Cagin (Frogs), Maria Paula Vivas (Colombie) et Rachel Beaton (USA). Mais il y a aussi du retour avec Émilie Girerd, ainsi que des nouvelles joueuses comme Ludivine Ch., Marie De Nadaillac, Lorraine Vernier et Aurélie Haurant. Enfin le club compose toujours également son groupe avec les filles du club Zérogène qui le souhaitent.

« C’est un groupe d’une trentaine de joueuses qui compose Fillelis cette année ! se félicite Marion Tonnaire. Cet effectif important est une chance, l’objectif est de le conserver et de satisfaire le maximum de joueuses, quel que soit le niveau ou l’envie, en compétition ou non. L’équipe aspire à renouer avec le haut de tableau du championnat féminin, en capitalisant sur les acquis des années précédentes et sur la nouvelle dynamique à l’œuvre cette année. »

 

Enfin, le groupe mixte, est pris en charge par Nicolas Peyrusse et Inga Huille.

Si l’effectif a subi le départ de plusieurs jours, il bénéficie largement de l'arrivée de nombreuses joueuses et se prend à rêver à nouveau de podium.

Nicolas : « C’est une équipe mixte qui connaît pas mal de changements mais avec un très bon engouement, résume Nicolas Peyrusse. L’objectif de l’année serait de monter sur le podium, ce qui n’est déjà pas une mince affaire!

 

En bref, Friselis qui était un club formateur s'est installé après son titre de champion d'Europe comme l’une des grandes figures du championnat français, et ce dans toutes les divisions, avec une régularité égalée que par Iznogood (en considérant le BDM d'avant la fusion comme partie intégrante du club). Si c'est encore un club formateur, Friselis est surtout devenu l’un des plus gros pourvoyeurs des équipes de France et une des équipes françaises les plus connues à l'étranger.

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