L'europe des sports de disques.



Deux sports majeurs, deux zones de jeu :

Les sports de disques en Europe s'organisent aujourd’hui autour de deux sports majeurs : L'Ultimate frisbee et le Disc golf.


Pour la pratique de l'Ultimate, rapidement développée dans les pays nordiques depuis les années 80, c'est vers la vieille Europe qu'elle s'est orientée avec ses tournois majeurs : Tom's Tourney (Bruges), Windmill (Amsterdam) et Talampaya (Suisse). Fort de cette centralité de compétitions et avec des zones de populations fortement peuplées, l'Ultimate y a densifié son nombre de clubs.

Ainsi, on retrouve dans l'Europe des 6 (Benelux, France, Allemagne, Italie) 43 % des joueurs sur une zone regroupant 31% de la population. Et on n'inclue pas le Luxembourg, mais sa seule équipe connue, Ultimate Delux (Luxembourg) a participé à des championnats du monde et participe régulièrement à des tournois, même si le nombre important de joueurs de passage et d'invités lors des tournois empêche de quantifier correctement le nombre de joueurs sur place (qui reste cependant plutôt symbolique).

Le Royaume-Uni est également bien développé et on y retrouve 14% des joueurs pour 8% de la population européenne. Son championnat, le UK Tour, est aujourd'hui une référence européenne au niveau du nombre d'équipes en déplacement et de l'importance de l'organisation. Ce championnat sert de moteur au dévelloppement local et de nombreuses équipes étrangères, incluant l'équipe de France, s'y sont d'ailleurs déjà fait inviter dans la division élite.

Si les résultats liés à la densité sont étonnamment surprenants pour les pays nordiques et l'Islande, c'est en raison d’une passion locale : le Disc golf. Sans avoir besoin de densité de population et sans nécessité de grosses installations, cette pratique est idéale. C'est donc dans cette région que ce sport est le plus développé, apportant ainsi une grande densité de joueurs dans cette zone ou le nombre de joueurs d'Ultimate stagne depuis au moins 15 ans.

Les zones en déploiement :

Plus au centre de l'Europe, une nouvelle cartographie de l'Ultimate se dessine progressivement : dans des pays peu peuplés mais qui se situent dans le nouveau centre des organisations des championnats d'Europe et du monde, l'Autriche et la République Tchèque gardent une densité assez élevée, pendant que la Slovénie (Maribor), la Pologne (Wroclaw et Varsovie), la Hongrie (Györ et Budapest) et la Slovaquie (Bratislava) émergent lentement. Plus à l'Est, l'Ukraine peine à se développer en dehors de Kiev, et la Russie s'organise autour de deux pôles importants : Moscou, dense en équipes et Saint Petersbourg, qui avec Stockholm dynamise, notamment par avec un tournoi d'indoor, un secteur qui regroupe peu de joueurs, mais d'un très bon niveau, comme les Estoniens de Sexy Legs ou la terrible équipe Lettone de Salaspils.

Coté ibérique, l'Espagne a des équipes dans toutes ses grandes villes, un championnat Catalan très développé, et deux autres zones denses qui existent autour de Santander et Madrid. Le Portugal commence enfin à voir son nombre de joueurs décoller, ils étaient environ 50 il y a 10 ans contre 240 aujourd'hui et la dynamique d'organisation d’événements devrait structurer le championnat en y maintenant de la visibilité.



Les nouvelles terres de l'ultimate

En Asie Mineure, la Turquie émerge et commence à sortir de chez elle. Elle a déjà fait une apparition au Windmill et au Championnat du Monde de Royan. La Géorgie et l’Arménie commencent également à se développer, mais ne voyagent pas encore. Israël fonctionne pratiquement en vase clos en dehors des grands évènements internationaux et assure son dévelloppement interne avec le projet Ultimate Peace.

Enfin, de nombreux pays n'ont pas de statistiques, cependant, les joueurs Biélorusses ont leur championnat et vont participer à des tournois en Russie et Ukraine, mais ne sortent pas pour des championnats internationaux pour des raisons diplomatiques mais également de coûts déconnectés de leurs réalités quotidiennes.

Les Balkans sont un peu plus en recul, mais un championnat intra-balkan a existé dans le début des années 2010 et on assiste depuis 2016 à la tentative d'organisation d'équipes en Roumanie et Bulgarie.

Coté hellénique, on sait avec certitude qu’ Athènes a des entraînements mais pas de fédération organisée, et une équipe de Chypre est sortie de son île pour la première fois en 2017 pour participer à un Missuldisc (Côme).

Ils mentionnaient alors l'existence de deux groupes de joueurs.



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