Saint Roustan frisbee club
- il y a 6 jours
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Ça devrait être une évidence, mais ce n'était pas encore fait !
Quoi de plus normal dans une ville qui n'existe pas, d'avoir un sport où l'arbitre n'existe pas. Cette fusion associative permet de faire enfin rencontrer la physique quantique et la connerie humaine.
Le néant rencontre le vide
Saint-Roustan, c'est une ville fantôme, un mirage entre deux ronds-points mal foutus, dans la plus grande tradition rurale française. Alors forcément, y implanter l'Ultimate Frisbee, même si ça semble naturel aujourd'hui, c'était pas gagné.
On a d'un côté un bled imaginaire, et de l'autre un sport où le garant des règles est un concept abstrait basé sur la bonne foi de mecs qui fument de l'herbe de Provence. C'est magnifique. C'est comme si on demandait à une licorne aveugle de juger un concours de poésie entre deux muets.
— "Il y a faute, là"
— "L'arbitre n'existe pas, Baltringue."
— "C'est vrai, mais ta ville de merde non plus"
— "Exactement. On continue de courir sans but ?"
— "Je reprends le compte à 3"
À Saint-Roustan, on ne respecte pas les règles, on les imagine. Les disques du club ont donc la devise suivante : "iudex quoque non est" (l'arbitre non plus n'existe pas).

Après un match perdu contre Black Star Poitier, le maire du village et capitaine de l'équipe Guilhem Maurice à déclaré pas de chance pour vous, puisque l'endroit n'existe pas, le match n'a jamais eu lieu. Et il a raison.
Rappelez vous quand même que si pensez que le disque vous revient dans la gueule, c’est que vous avez enfin heurté le mur du réel. Ça fait mal ? Tant mieux, c'est l'absence d'arbitre qui rentre.





















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